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A bientôt le Sénégal
(c) Christophe Sardet Je passe donc sur le mercredi, le jour pourri car trop venté avec petite houle. Je me suis quand même mis à l'eau à Yoff, un beach break tout ce qu'il y a de plus standard, qui m'a permis de surfer quelques sections de 4 à 8 m (de long bien sur) grand maximum se résumant donc à un take off et parfois une manoeuvre (de type tentative de floater ou de roller). En plus c'était pas gros, heureusement car on surfait la reforme en quasi-shore break donc sans barre à passer (ou presque).

Jeudi :
Le vent a un peu baissé. La houle a grossi. Retour à N'Gor car ça n'est pas assez gros pour surfer le sud. Les vagues restent creuses, un peu plus que OH, c'est plutôt cool jusqu'au moment ou, sur une grosse série, après avoir bien late takoffé et assuré deux beaux virages, je vois (chose assez rare sur cette vague de reef) la section fermer devant moi, plutôt que sortir ou tenter de passer par le haut en floater, je tente de passer la section par le bas et PAF, je bouffe bien sur. Je me régale en touchant de fois le fond, la 1ere fois ma hanche ne touche que des rochers, la seconde mon mollet tape la roche et bien sur mon pied gauche essaye de se mesurer à un oursin sans me demander mon avis. 17 épines, bin tient, le seul jour de la semaine ou je mets pas mes chaussons de reef !!! ! Je remonte (car c'est assez puissant pour ma garder longtemps au fond) pour constater que ma planche a disparu. A bin, y'a des moments comme ça où on ferait mieux d'attendre la vague suivante. Allez va, Pantcho et parti sur la vague après la mienne et a vu la scène. Il part récupérer ma planche pendant que je commence à nager vers le bateau. On fait un point pour constater qu'il n'y a aucun dégât sur la planche, aucun sur moi (a part les épines) et on enlève ensemble les 4 premières épines qui dépassent bien. J'attends tranquillement la fin de session au bateau puis me fait enlever toutes les épines par un local 1heure après en moins de 10 minutes quand même.
Tout ce passe bien, je peux resurfer l'après-midi car aucune douleur, aucune infection.
Pour que la journée soit parfaite, je commence à avoir très mal a une oreille. Otite sans doute.

Vendredi :
Belle houle (3 à 4 x OH sur N'Gor insurfable), on surfe enfin la cote sud. Pas Ouakam car pas encore assez gros pour surfer la plus belle vague du Sénégal. Direction le Vivier. Beau spot (1 droite et 1 gauche). Mise à l'eau hyper délicate, entre rochers et oursin. Direction la droite. Le spot ne peut pas accueillir la foule. A 5 ou 6 on est déjà trop. Il faut donc être patient et bien se placer pour prendre quelques super belle vagues, avec mes mésaventures de la veille plus ma méconnaissance du spot je ne me risque pas trop en backside a de grosses manoeuvres. Vers la fin du montant, on bouge vers la gauche qui ne marche qu'à marrée haute (encore à cause des rochers). Take off limite dangereux (on est aspiré vers des rochers) mais facile. C'est en gauche et je me lâche un peu plus. Gavage de vagues au début a 3 sur le peak. 4 gars nous rejoignent et je décide de sortir.
Session l'après-midi sur la droite, trop de monde, je m'éclate moyen. 2 locaux m'offrent le thé après la session, appréciable.

Samedi :
C'est le dernier jour, j'ai hyper mal à l'oreille et le spot de Vivier est gavé (9 à 10 personnes) début des vacances scolaires locales oblige. Je prends la terrible décision de ne pas me mettre à l'eau pour cette dernière session.
Retour au pays, racket à l'aéroport ou l'équivalent des ADP me réclame 46 € pour prendre en charge ma planche. Je tente de négocier en vain. Je rentre quand même super content en France. J'y retournerai. Mon guide aura donné la note de 11/20 à ma semaine au niveau qualité de vagues. Le potentiel est donc énorme.

A bientôt le Sénégal.
 Auteur : Christophe Sardet 31-03-2004
Snapper Rock report
(c) Renaud Me voilà maintenant à Coolangatta pour la dernière partie de mon trip.
Hier matin session à Snapper Rock, du monde mais c'était plutôt cool, des séries de 1/1.5 pour les plus grosses, un peu agités car il y a eu une grosse tempête samedi et dimanche matin, un cyclone est passé sur Brisbane. La compétition n'a pas été lancée, ils doivent préférer attendre de meilleures conditions. En tout cas, j'ai pris 2 bonnes droites juste devant la cabane des juges trop drôle, bon y'avait personne pour regarder mais c'était rigolo de me trouver là... Ensuite je me suis décalé vers Greenmout où j'ai chopé de jolies droites dont une que j ai partagé avec un banc de poisson, trop beau, je les voyais filer devant moi et sauter en haut de vague :)

Ensuite ballade d'après session caméscope à la main. Tout à côté de Snapper Rock, il y a le spot de Duranbah (Dbah' pour les intimes). On voit souvent ce spot dans les vidéos, où des djeunes envoient plein de trucs dans tous les sens avec une digue en toile de fond et parfois un pipeline qui crache de l'eau sableuse… Ensuite retour du côté de Snapper, je me ballade sur le site de la compétition mais je ne vois personne de connu, ils doivent faire la grasse mat'.
Le fameux SuperBank est en fait une connection entre 4 spots, Snapper Rock qui est une petite pointe rocheuse ensuite Rainbow Bay qui est une jolie plage puis Greenmout qui est une plage séparée de Rainbow par une pointe, puis Kirra qui ferme la marche... Je ne l'ai pas vu fonctionner car il faut une bonne houle bien longue pour que tout connecte… En revanche l'après midi, la marée était basse et la droite de Snapper était bien dessinée malgré le thermique on-shore qui s'était levé et certaines séries connectées jusqu'à la fin de Rainbow, ce qui offrait un ride bien long... J'ai pu voir Martin Potter en action : il est parti juste à coté de moi comme une flèche et ensuite il a déchiré la vague jusqu'au bout en faisant des gerbes d'eau jusqu aux îles Fidji :)

Ce matin la houle est tombée, je me suis quand même mis à l'eau, et j'ai marché jusqu a Kirra, où j'ai pris quelques droites de 50 cm :)
 Auteur : Renaud 09-03-2004
Il était une fois au Senegal
(c) Christophe Sardet Tout a commencé la veille du départ, quand mon copain m'a appelé pour me dire que tomber dans les escaliers n'était pas une bonne idée la veille d'un trip et qu'il devait donc annuler. Voila, je me retrouve tout seul à partir dans un pays inconnu. J'aime bien les trips roots mais je ne suis pas un habitué de l'aventure. Je décide quand même de partir seul. Un surf guide m'attend la bas quand même.

Arrivée à Dakar, personne pour m'accueillir, des autochtones très sympathiques, trop parfois. Je m'habitue doucement et arrive à joindre pantxoa (François en Basque), un basque donc parti il y a 5 ans vivre à N'Gor. 30 minutes après je me retrouve au coeur du petit village de N'Gor, beau et pauvre à la fois, chez N'Dias, super accueillant. Visite guidée de la maison, parfaite, simple mais confortable. En plein coeur du village histoire d'associer trip surf à découverte d'un pays merveilleux en s'intégrant et s'intéressant à la vie locale.

Mais ce qui vous intéresse c'est le surf, et la je dois dire que j'ai été servi.
1er jour: 1ere session sur la droite de N'Gor. Cette vague déroule à gauche de la petite île de N'Gor, au large donc par rapport au village. On y accède en bateau, ça c'est cool, il n'y a qu'à balancer la planche, plonger et rejoindre tranquillement le peak par la passe. Je suis accompagné de Pantxoa et 8 jeunes de 10 à 14 ans (on est dimanche). Les vagues font OH à 1.5 OH voir plus, déroulant en droite uniquement, pas très dangereux car assez gros donc moins de risque de toucher le fond (lit d'oursins sur tapis de reef). Quelques patates qui dépassent ou s'approchent de la surface à certains endroits donc méfiance. La session est parfaite, vue sur le bateau ancré dans la passe, vue sur le fond même pendant le surf, droite longue régulière et puissante mais pas trop raide (donc pas de tube). De quoi améliorer mon surf backside de très moyenne qualité. Mes 1eres vagues seront moyennes, peur de toucher le fond.... L'eau est à 18°, je porte une intégrale car le vent est frais et ça me rassure aussi un peu. Je me lâche sur les dernières vagues, je me régale déjà. On décide ensuite de partir surfer la gauche de la baie de carpes (accessible en bateau aussi). Un peu plus petite, la vague me permet de surfer frontside et bien m'éclater.
L'après midi direction le club med (par pour mater). La vague est assez dangereuse car pas de fond. La mise a l'eau est délicate. La vague est orientée sud ouest donc prend moins bien la houle (trop nord, ça aura été le seul problème du trip car le vent était nord est et les vagues du sud sont plus belles et réputées). 1/2 OH mais bien stoke (c'est comme ça qu'on dit ?) car plus creux. En backside ça reste flippant car il ne faut pas se planter et aller tout droit. C'est direction misère. D'ailleurs je réussirai en fin de vague à toucher les fond et à prendre mes 2 premières épines d'oursin (sur les doigts !). On passe cette session en 4 un local, pantcho moi et un basque espagnol sur sympa 60 ans bon surfer et surtout associé chez Pukas. Il est là en transit avant de partir en Australie assister au mariage de son super ami Occi (dixit).
Soir: baptême local donc fête locale, impossible à décrire.
Mardi : Session le matin à N'gor, droite, même taille que la veille. Le vent est mal orienté c'est dommage car pas glassy. Mais sur du reef ça déroule quand même malgré le clapot. Près de 3 heures de session à 3 au début, puis 5 surfers. Bonne ambiance je me lâche encore plus et me fait peur en touchant encore le fond (sans conséquence). Je finis avec une crampe à la cuisse (malgré une bonne préparation) cause backside sur toutes les vagues.
Session du soir à la baie des carpes. Là encore, je me permets de lâcher plus de manoeuvres sur des gauches petites mais bien puissantes. Un flotter (qui termine en gamelle) et pas mal de petits rollers. Soir, après avoir fait connaissance avec plusieurs locaux sympas, repas poisson barbecue mariné à la locale. miam miam.

A suivre ...
 Auteur : Christophe Sardet 05-03-2004

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